Shin Jangshik (신장식)

Informations clés

  • Nationality: Corée du Sud
  • Top 3 works:
    • Raining on Manmulsang Rocks
    • The Light at Cheonhwadae Peaks, from the series Twelve Scenes of Mount Geumgang
  • Copyright status: Under copyright
  • Born: 1959, Séoul, Corée du Sud
  • Plus…

Quiz d'art

Chaque question ne comporte qu'une seule bonne réponse.

Question 1:
Quel est le sujet principal de l'œuvre de Shin Jangshik ?
Question 2:
Quelle école de peinture a fortement influencé le style distinctif de Shin Jangshik ?
Question 3:
En quelle année Shin Jangshik a-t-il obtenu son diplôme d'études supérieures en arts plastiques (MFA) à l'université de Séoul ?
Question 4:
Quel matériau Shin Jangshik utilise-t-il fréquemment dans ses peintures, en plus du bois ?
Question 5:
Pour quelle sommet de la montagne du Diamant Shin Jangshik a-t-il commencé à peindre avant même d'y avoir visité physiquement le lieu ?

Shin Jangshik: Peignant l'Âme des Montagnes du Diamant

Shin Jangshik, né à Séoul, en Corée du Sud, en 1959, est un peintre et graveur profondément dévoué dont la vie artistique a été presque entièrement consacrée à capturer la majestueuse chaîne de montagnes du Diamant (Geumgangsan). Cette concentration unique, s'étendant sur plus de quatre décennies, a donné naissance à une œuvre qui est à la fois intensément personnelle et étonnamment résonnante avec l’identité coréenne et la tradition paysagère. Initialement formé aux techniques occidentales, le style distinctif de Jangshik est profondément enraciné dans l'École Kanō du Japon – une lignée connue pour son utilisation dramatique des contours audacieux, des couleurs vives et de l'application généreuse d’or, créant un impact visuel immédiat de puissance et de luxe. Cependant, il combine habilement ces influences avec une sensibilité coréenne distincte, ce qui donne à sa voix artistique unique une voix qui parle à l’esprit de son pays.

Les Premières Années et les Fondations Artistiques

La formation académique de Jangshik a commencé à l'Université Kookmin, où il a obtenu à la fois un BFA (1984) et un MFA (1982). Cette base universitaire lui a fourni une compréhension solide de l’art coréen traditionnel tout en l’exposant simultanément à des principes artistiques plus larges. Cruellement, son exposition précoce aux techniques de peinture occidentales – en particulier l'acrylique – s'est avérée cruciale pour façonner son approche distinctive. Il ne se contentait pas de reproduire le paysage ; il l’interprétait activement à travers un prisme d’esthétiques orientaux et occidentaux. Sa décision de se concentrer presque exclusivement sur les montagnes du Diamant a commencé au début des années 1990, motivée par une connexion profonde avec cette chaîne de montagnes emblématique. Il est intéressant de noter que Jangshik a commencé à peindre les montagnes avant même d’y avoir mis les pieds physiquement, démontrant un engagement initial alimenté par l'imagination et la recherche.

La Série "Douze Scènes des Montagnes du Diamant"

L’œuvre la plus célèbre de Jangshik est sans aucun doute la série “Douze Scènes des Montagnes du Diamant” (금강산 12경). Ce projet ambitieux, achevé en 2014, représente une culmination de son dévouement de toute une vie à capturer l’essence des montagnes du Diamant. Chaque peinture dépeint méticuleusement un lieu différent dans la chaîne de montagnes, rendu pendant les quatre saisons distinctes. La série n'est pas simplement un enregistrement topographique ; c'est une exploration émotionnelle et spirituelle de la signification profonde des montagnes pour la culture coréenne. Le chef-d’œuvre de cette série, “La Lumière sur les Pics de Cheonhwadae”, a été particulièrement reconnu, notamment en étant présenté comme l’arrière-plan du sommet de la réunion intercoréenne en 2018 – un symbole puissant d'espoir et de réconciliation. L’utilisation de l’acrylique sur toile (et parfois du papier mulgori coréen sur toile) lui permet de capturer la lumière et l’atmosphère vibrantes avec une intensité remarquable. La série a été réalisée pour célébrer le retour des montagnes au public après avoir été fermées pendant plusieurs décennies, un événement important dans l'histoire coréenne.

Technique et Influences

Le processus artistique de Jangshik est caractérisé par un mélange délibéré de techniques traditionnelles et contemporaines. Bien qu’il embrasse les contours audacieux, les couleurs riches et l’application luxueuse d’or rappelant l'École Kanō, il utilise également des matériaux modernes tels que la peinture acrylique. Il emploie fréquemment le papier mulgori coréen en combinaison avec la toile, ajoutant de la texture et de la profondeur à ses œuvres. Cette combinaison crée une richesse visuelle qui est à la fois immédiatement engageante et subtilement chargée d'une référence historique. Son œuvre reflète un dialogue continu entre tradition et innovation, ce qui donne un style qui se sent à la fois ancien et contemporain. L’influence de la peinture paysagère chinoise est également évidente dans ses compositions et ses palettes de couleurs, enrichissant ainsi la complexité de sa vision artistique.

Reconnaissance et Héritage

Les peintures de Shin Jangshik sont exposées largement en Corée du Sud et à l’étranger, dans des institutions prestigieuses telles que le Musée National de Corée et l'Association d'art coréen. Son œuvre a été reconnue pour sa maîtrise technique, sa profondeur émotionnelle et sa connexion profonde avec l'identité coréenne. Il continue d'inspirer les générations futures d'artistes grâce à son dévouement à son métier et à sa concentration inébranlable sur un sujet unique et captivant. Le British Museum détient l’une de ses œuvres, ce qui témoigne de la reconnaissance internationale de son mérite artistique. L’héritage de Jangshik n’est pas seulement celui d'un peintre ; il est devenu une incarnation visuelle des propres montagnes du Diamant – un symbole de la résilience, de la beauté et du patrimoine culturel coréens.